{"id":480,"date":"2025-12-02T15:43:36","date_gmt":"2025-12-02T15:43:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.numerocivico.org\/?page_id=480"},"modified":"2025-12-02T20:45:05","modified_gmt":"2025-12-02T20:45:05","slug":"ecrire-des-memoires","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/ecrire-des-memoires\/","title":{"rendered":"\u00c9crire des m\u00e9moires"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;<\/h1>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9sentation du livre \u00ab\u00a0Scrivere Memorie\u00a0\u00bb<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Brentonico,&nbsp;20\/9\/2022<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><strong>De le livre<\/strong><\/strong>&nbsp;de <strong>Fabio Mazzurana:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au tout d\u00e9but de l&rsquo;apr\u00e8s-midi \u2013 pendant les heures les plus chaudes \u2013 Pina avait l&rsquo;habitude de se r\u00e9fugier dans une petite galerie, en st\u00f3l, pour se prot\u00e9ger du soleil et des mouches. Connaissant cette habitude, papa ne s&rsquo;\u00e9tait pas inqui\u00e9t\u00e9 de ne pas la voir tourner autour de lui.<br>Mais lorsque, en fin de journ\u00e9e, il est all\u00e9 la chercher \u00e0 l&rsquo;endroit habituel, Pina n&rsquo;\u00e9tait plus l\u00e0, elle \u00e9tait rentr\u00e9e seule \u00e0 la maison. Arriv\u00e9e devant la stalla, elle a soulev\u00e9 avec le museau le loquet qui fermait la porte, puis elle est entr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Stefano Giovanazzi, \u00c9cologie de la pens\u00e9e, \u00e9cologie des communaut\u00e9s<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le livre de Fabio Mazzurana \u00ab\u00a0Scrivere Memorie. I Mazzurana Bar\u00e8la\u00a0\u00bb [\u00c9crire des m\u00e9moires. Les Mazzurana Bar\u00e8la] parcours deux itin\u00e9raires parall\u00e8les, celui de la famille et celui des g\u00e9n\u00e9rations de la communaut\u00e9 de Brentonico, qui font leurs premiers pas \u00e0 la fin d&rsquo;une d\u00e9cennie et qui ont encore derri\u00e8re eux les ann\u00e9es douloureuses de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u00e9criture tr\u00e8s personnelle de Fabio, captivante, ironique, vivante, fr\u00f4le \u00e0 bien des \u00e9gards celle d&rsquo;un travail d&rsquo;\u00e9criture collective : fruit du d\u00e9sir de recueillir informations, souvenirs et sentiments d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration, la sienne et celle de ses fr\u00e8res, qui a grandi justement \u00e0 cheval sur les ann\u00e9es 50. La \u2018\u00e9criture\u2019 de ce qui a \u00e9t\u00e9 recueilli a n\u00e9cessit\u00e9 plus d\u2019un an pour prendre forme ; une ann\u00e9e consacr\u00e9e d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00e9coute, puis \u00e0 la m\u00e9ditation et enfin \u00e0 la r\u00e9\u00e9criture de ce qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cieusement conserv\u00e9. Un livre \u2018sp\u00e9cial\u2019, donc, que Fabio d\u00e9die \u00e0 sa famille et \u00e0 la communaut\u00e9 de Brentonico, un livre dans lequel, en plus de deux cents pages entre texte et photographies, il parvient \u00e0 donner voix \u00e0 de nombreux protagonistes de cette saison m\u00e9morable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme dans le film extraordinaire et \u00e9pique d&rsquo;Edgar Reitz \u201cH\u00e9imath\u201d de 1984, dans le livre, les \u00e9v\u00e9nements se succ\u00e8dent, et en retra\u00e7ant les histoires des protagonistes, nous les rencontrons un par un dans leur p\u00e9riple : ce sont des personnes en chair et en os, avec des noms propres, une identit\u00e9 authentique fragile, ce sont des personnes qui vivent, souffrent et jubilent, l&rsquo;une \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La profonde capacit\u00e9 d\u2019\u00e9mouvoir de l\u2019\u00e9criture de Fabio Mazzurana nous accompagne dans des lieux et des atmosph\u00e8res que beaucoup pourront reconna\u00eetre : vivre dans une communaut\u00e9 alpine, vivre en \u00e9troit contact avec l\u2019environnement naturel, marque d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es de vie l\u2019exp\u00e9rience de grandir, de devenir adulte ; \u00eatre en contact avec la nature, chaque moment devient pr\u00e9cieux et offre des exp\u00e9riences intenses et uniques ; la narration se d\u00e9roule dans les cours, dans les rues, le long des ruelles anim\u00e9es des quartiers de Brentonico, des villages, mais aussi dans d\u2019autres lieux, \u00e0 Rovereto, dans la Vallagarina, en Trentin et en Haute-Autriche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains moments sont particuli\u00e8rement intenses, on pourrait m\u00eame dire lyriques : ceux o\u00f9 Fabio, avec son p\u00e8re Giuseppe, sa m\u00e8re Ada, et ses fr\u00e8res, vit en \u2018communion\u2019 avec les animaux de la cour : Pina &#8211; l\u2019\u00e2nesse de la famille -, Mirka, les poules, la ch\u00e8vre, les porcelets. Une immersion dans un environnement qui fait de l\u2019\u00e9cologie une vertu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une \u00e9cologie de la m\u00e9moire collective<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une importance particuli\u00e8re revient aux noms \u2013 noms de personne, noms de famille, mais aussi surnoms \u2013 dans le livre de Fabio Mazzurana,\u00a0<em>Scrivere Memorie<\/em>. Je voudrais en parler en introduisant quelques lignes d\u2019un texte autobiographique d\u2019Elias Canetti, prix Nobel de litt\u00e9rature en 1981. Dans ce texte autobiographique, l\u2019auteur nous parle d\u2019une rencontre qu\u2019il a eu il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans une ville du Maroc, une rencontre qui n\u2019est pas si diff\u00e9rente, du moins dans ses traits essentiels, de celle qui aurait pu arriver \u00e0 chacun de nous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Je tendis la main de cet homme et le regardai dans ses yeux riants. Il demanda \u00e0 son fils en arabe quel \u00e9tait mon nom et d&rsquo;o\u00f9 je venais. [&#8230;] Il pronon\u00e7a mon nom. [&#8230;] \u00ab E-li-as Ca-ne-ti ? \u00bb r\u00e9p\u00e9ta le p\u00e8re d\u2019un ton h\u00e9sitant et interrogatif. Je dis le nom plusieurs fois entre lui et moi, en s\u00e9parant clairement les syllabes. En bouche, mon nom devint plus important et plus beau. En le disant, il ne me regardait pas en face, et au contraire, il fixait droit devant lui, comme si le nom \u00e9tait plus vrai que moi, et comme si ce nom, lui, m\u00e9ritait d\u2019\u00eatre examin\u00e9. Je l\u2019\u00e9coutais surpris et perplexe. J\u2019avais l\u2019impression que dans sa cantil\u00e8ne, mon nom appartenait \u00e0 une langue sp\u00e9ciale, que j\u2019ignorais. Il le pesa avec grandeur d\u2019\u00e2me quatre ou cinq fois ; j\u2019avais l\u2019impression d\u2019entendre le son des poids. Je n\u2019\u00e9tais pas inquiet, cet homme n\u2019\u00e9tait pas un juge. Je savais qu\u2019il trouverait le sens et le poids de mon nom ; et quand il eut fini, il leva de nouveau le regard vers moi et me sourit dans les yeux. Il se tenait l\u00e0 comme pour dire : le nom est bon ; mais il n\u2019existait pas une seule langue dans laquelle il aurait pu me le dire. Je lus cela sur son visage et ressentis pour lui un amour invincible. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019<em>amour invincible<\/em>\u00a0dont parle Elias Canetti est sans doute l\u2019amour de la reconnaissance, l\u2019amour d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab reconnu \u00bb, la gratitude parce que quelqu\u2019un d\u2019autre vous a reconnu une histoire, et vous vous sentez appartenir \u00e0 une histoire gr\u00e2ce \u00e0 cela.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Fabio part de l\u00e0, et se demande: Qui peut me raconter les histoires de famille ? Qui sont, au fond, les personnes que j\u2019ai aim\u00e9es? \u00c0 qui revient, en quelque sorte, la t\u00e2che, l\u2019honneur, de parler d\u2019eux, de les \u00e9crire? Et enfin, comment \u00e9crire tout cela, comment \u00e9crire ces m\u00e9moires, cette m\u00e9moire collective?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La t\u00e2che d'\u00a0\u00bb\u00e9crire des m\u00e9moires\u00a0\u00bb revient \u00e0 nous tous.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout au long du chemin que Fabio a d\u00fb parcourir pour trouver une r\u00e9ponse \u00e0 chacune de ces questions, il s&rsquo;est fait accompagner par de nombreuses personnes : avec certaines, le dialogue a \u00e9t\u00e9 continu, incessant. Mais il faut du temps pour retracer sa vie, il faut du temps pour \u00ab reconstruire \u00bb les \u00e9motions qui t&rsquo;ont fa\u00e7onn\u00e9 si intens\u00e9ment ; les sentiments doivent trouver leur place dans les mots justes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici comment s&rsquo;explique la premi\u00e8re partie du titre du livre de Fabio, \u00ab Scrivere memorie \u00bb [\u00c9crire des m\u00e9moires] : un travail quotidien, un dialogue quotidien avec une communaut\u00e9 souvent ind\u00e9finissable a priori, mais qui, au fur et \u00e0 mesure que tu \u00e9cris, \u00e9merge et se d\u00e9voile devant toi avec une plus grande clart\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme dans la rencontre de Canetti, les noms des personnes et les mots qui les d\u00e9signent doivent \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s plusieurs fois afin que leur identit\u00e9 devienne claire dans l&rsquo;esprit, de sorte que leurs images se mat\u00e9rialisent devant toi, et que ces personnes redeviennent r\u00e9elles, pr\u00e9sentes parmi nous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Comment pensons-nous et qu&rsquo;est-ce que les autres pensent de nous?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En observant que r\u00e9diger des m\u00e9moires revient \u00e0 \u00e9crire sur soi-m\u00eame et sur la communaut\u00e9 qui vous accueille, d\u00e9coule une autre r\u00e9flexion. Si celui qui tente d\u2019\u00e9crire sur lui-m\u00eame doit n\u00e9cessairement se confronter \u00e0 la m\u00e9moire collective, \u00e0 la m\u00e9moire de la communaut\u00e9 dans laquelle il est ins\u00e9r\u00e9, alors \u00e9crire a davantage \u00e0 voir avec l\u2019anthropologie \u2013 avec l\u2019ethnographie, la psychologie, avec ce que l\u2019on appellerait aujourd\u2019hui les sciences cognitives \u2013 et seulement accessoirement avec l\u2019histoire. Comme l\u2019\u00e9crit l\u2019anthropologue Marc Aug\u00e9 dans son livre \u00ab Histoires du pr\u00e9sent \u00bb:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201c<em>Resta almeno una differenza tra storia e antropologia: la natura delle testimonianze<\/em> [&#8230;]. <em>Lo storico non ha la possibilit\u00e0 come l\u2019antropologo, di andare a verificare sul campo la validit\u00e0 e la portata delle sue ipotesi<\/em>\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette perspective, le livre de Fabio se situe au c\u0153ur d\u2019un parcours au cours duquel nombreuses attitudes, nombreuses disciplines dialoguent entre elles : la litt\u00e9rature et la po\u00e9sie en premier lieu, mais aussi la psychologie, l\u2019anthropologie, l\u2019ethnographie, la sociologie et enfin, dirais-je, l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une derni\u00e8re r\u00e9flexion. Dans le livre de Marc Aug\u00e9, l\u2019auteur d\u00e9crit certaines populations d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, qui au fil du temps ont privil\u00e9gi\u00e9 le syst\u00e8me de descendance matrilin\u00e9aire plut\u00f4t que patrilin\u00e9aire, c\u2019est-\u00e0-dire ce syst\u00e8me de r\u00e8gles selon lesquelles les enfants h\u00e9ritent de leur position sociale et de leurs biens de la m\u00e8re plut\u00f4t que du p\u00e8re. En r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 ce point, je me suis demand\u00e9 : \u00ab Et si quelqu\u2019un d\u2019eux arrivait ici, chez nous, par curiosit\u00e9 ou avec une propension \u00e0 l\u2019anthropologie, quels outils aurait-il pour approfondir la connaissance de nos comportements, de nos coutumes ? Je suis convaincu que la richesse du livre de Fabio pourrait l\u2019aider \u00e0 d\u00e9m\u00ealer l\u2019entrelacs des sentiments, des pens\u00e9es et des actions qui animent nos comportements, cette complexit\u00e9 qui habite chacun de nous et que nous exprimons en vivant. Certainement, bien plus qu\u2019un livre d\u2019histoire, bien plus qu\u2019un manuel. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 propos de la matrilin\u00e9arit\u00e9, si nous voulions aller plus loin, et voir avec les yeux du nouveau venu nos ascendants, si l\u2019on voulait suivre son crit\u00e8re g\u00e9n\u00e9alogique, l\u2019histoire de la famille de Fabio pourrait aussi \u00eatre racont\u00e9e de cette mani\u00e8re:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Fabio<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>fils de la d\u00e9funte\u00a0Antonia Giacoma Mazzurana<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><em>de la d\u00e9funte\u00a0<\/em>Maddalena Virginia Mazzurana<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><em>de la d\u00e9funte\u00a0<\/em>Francesca Togni<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><em>de la d\u00e9funte\u00a0<\/em>Innocenza Perenzoni<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>e<\/em>t ainsi de suite&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le volume a \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9 par Stefano Giovanazzi.<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><em>Fabio Mazzurana&nbsp;&nbsp;&nbsp;nasce a Brentonico (TN) il 21 gennaio 1946. Con \u00ab\u00a0Scrivere Memorie\u00a0\u00bb Fabio \u00e8 alla sua prima esperienza narrativa.<\/em><\/h5>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Info<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background wp-block-paragraph\">Stefano Giovanazzi<br>t. 0039 0464 439936<br>Stefano m. 0039 329 4828149<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Pr\u00e9sentation du livre \u00ab\u00a0Scrivere Memorie\u00a0\u00bb Brentonico,&nbsp;20\/9\/2022 De le livre&nbsp;de Fabio Mazzurana: Au tout d\u00e9but de l&rsquo;apr\u00e8s-midi \u2013 pendant les heures les plus chaudes \u2013 Pina avait l&rsquo;habitude de se r\u00e9fugier dans une petite galerie, en st\u00f3l, pour se prot\u00e9ger du soleil et des mouches. Connaissant cette habitude, papa ne s&rsquo;\u00e9tait pas inqui\u00e9t\u00e9 de ne &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/ecrire-des-memoires\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;\u00c9crire des m\u00e9moires&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":538,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-480","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/480","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=480"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/480\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":483,"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/480\/revisions\/483"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/538"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.numerocivico.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=480"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}